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L’économie numérique révolutionne l’organisation des modes de travail. Avec la montée en puissance du travail non salarié, de l’automatisation, du travail indépendant, du micro travail… Il nous faut absolument repenser l’emploi salarié et construire des formes de travail qui correspondent au modèle de société dans lequel nous vivons actuellement. Des formes de travail plus flexibles, libres, qualitatives et sécuritaire.

Selon la dernière étude de l’APEC, aujourd’hui, le statut de salarié n’est plus le statut le plus répandu. Les freelancers, les « slasheurs », les autoentrepreneurs ou encore les indépendants sont de plus en plus nombreux sur le marché du travail. Mais deux visions de ces nouvelles formes de travail s’opposent : les plus pessimistes y voient une précarisation et une fragilisation des salariés et de nos formes de travail traditionnel tandis que les plus optimistes perçoivent une opportunité pour les travailleurs de se libérer des organisations, des rythmes, des contraintes et des carcans du salariat. En effet, 7% des personnes interrogées dans l’étude de l’APEC se déclarent prêts à rompre avec le salariat. Plus précisément, 50% des cadres déclarent qu’ils pourraient renoncer à cette forme de travail et 7% estiment qu’ils ne sont pas du tout attachés à ce statut. A l’inverse, 43% indiquent qu’ils sont très attachés au salariat. Ces résultats révèlent à la fois un attrait pour l’entrepreneuriat, mais témoignent également des difficultés pour les cadres à se sentir bien dans leur situation professionnelle actuelle.


Emplois traditionnels ou « à la demande » ?

Le statut de salarié et le CDI restent la référence pour une vie économique, sociale et culturelle de qualité en toute sécurité. Mais, la crise de 2008 a fait bouger les lignes et les emplois traditionnels ont chuté pour être rattrapés par les « micro-travail ». Cependant, les salariés qui occupent encore des postes traditionnels font part d’une insatisfaction de leur situation dans ces formes d’emploi. Leur travail devient de plus en plus chronophage, l’équilibre vie pro-vie perso est largement bouleversé et ils sont de plus en plus tentés par l’auto-entrepreneuriat pour retrouver une flexibilité et un sens à leurs missions. L’« emploi à la demande » est en très forte croissance et les Indépendants sont devenus des travailleurs très productifs dévoués à leur travail.

La masse salariale que l’on connaît aujourd’hui va vraisemblablement changer en un ensemble de freelances, indépendants ou auto-entrepreneurs au cours des prochaines années (source : sondage ADF France). 53% des français sont convaincus qu’ils devront proposer leurs compétences là où elles seront nécessaires, sans appartenir à une structure en particulier.


Un revenu unique

Aujourd’hui, ces nouvelles formes de travail hors du cadre de salariat classique sont encore perçues comme insécuritaire et trop imprévisible par beaucoup de français. On peut tout de même compter 85 à 88% de travailleurs indépendants qui se déclarent satisfaits de leur mode de travail (Source : freelancersunion.org). N’est-il pas le bon moment pour considérer ces nouvelles formes de travail comme un nouvelle voie ?

On ne peut donc pas parler de fin du salariat, mais plutôt de la fin d’un mode de travail. En effet, le travail, ce n’est pas uniquement le salariat. Il le sera de moins en moins avec les nouvelles technologies, l’automatisation, la robotisation et l’essor de l’IA. Il est essentiel, d’avoir une vision autre du travail et ainsi d’abandonner notre vision périmée de celui-ci pour remettre à l’économie collaborative au travail à la demande, aux freelances, indépendants et au travail associatif d’être mieux accompagnés, en toute sécurité, dans la création de nouvelles richesses et valeurs ajoutées.

 

INNOPRAG,
Cabinet, digitale génération.

 

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