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Le micro-travail, une forme de travail très controversée

A la fois source de tension, de stress et de fatigue, mais aussi vecteur d’épanouissement et d’indépendance et donc de liberté, le micro-travail n’a jamais fait autant posés de questions. Travail très énergivore et énormément chronophage il transforme ses pratiquants en véritables « zombies » de cette économie numérique. Car, en effet, les conditions de travail, la protection sociale inexistante et la rémunération sont généralement très inégalitaires voire pitoyables. Dans cette position, l’employeur a un pouvoir absolu dans la validation finale du travail commandé par le biais d’une plateforme. Plus ou moins professionnalisées, elles se présentent généralement comme une manière de se faire un complément de revenus. Confrontés à la précarité et au chômage important, les jeunes Français s’y mettent aussi en masse. L’avantage ? Pas de CV, pas d’entretien d’embauche, une simple connexion Internet suffit.

La rémunération quant à elle, varie de quelques centimes d’euros à quelques euros au mieux pour des tâches souvent très longues et complexes. Par exemple, pour identifier le contenu d’une image pour 0,01 dollar, répondre à trois questions pour 0,03 dollar, retranscrire le dialogue d’une vidéo pour 0,17 dollar… Autant de « microjobs » qu’il est possible d’effectuer sur la plateforme Mechanical Turk. Bref, nous assistons à un dumping social numérique à l’échelle mondiale, une véritable exploitation de l’homme médiatisées par des plateformes peu scrupuleuses.

Un produit qui touche davantage la génération Y

Les plateformes poussent l’activité travaillée en dehors de l’entreprise, dans un écosystème où tout le monde est mis sous le régime du travail de manière légale : les sous-traitants, mais aussi les consommateurs. Le capitalisme de ces plateformes reporte sur le travailleur le risque de fluctuation de tout un marché. Gina Neff, une sociologue américaine appelle ce phénomène le « venture labour », le « travail risque », qui est constamment soumis au péril de ne pas avoir la rémunération promise au départ.

Les principales plateformes de micro-travail en France ?

Prenons l’exemple d’une structure française propulsée par Microsoft, Foule Factory, qui a fait de l’automatisation des tâches manuelles son modèle économique, avec plus de 50 000 contributeurs français inscrits sur le site.

Chacun met à disposition son temps et ses compétences pour réaliser les projets de clients qui veulent se concentrer sur l’essentiel. C’est le point commun avec des plateformes de micro-travail comme Minuteworker, Moolineo, Microworker, LooNea, Jobboy, Clickit, Myeasytask, Toluna, Microlancers, Mon Opinion Compte, MicroJob…

– Amazon Mechanical Turk : 1 250
– Microworkers : 12 766
– Clickworker : 72 720
– Clixsense : 130 900
– Wirk : 50 000
– Ferpection : 14 460
– Appen : 37 000
Total : 319 096 inscriptions françaises

Mechanical Turk, comme nous l’avons citée plus haut, est la plus connue, elle rassemble plus de 600 000 personnes et joue le rôle « d’agence d’intérim » mondiale pour les micro-travailleurs. Mais le plus surprenant et le plus inquiétant car nous assistons à de forts changements des formes de travail, c’est que des employeurs « traditionnels » ont désormais recours de plus en plus souvent aux services des micro-travailleurs. Ils alimentent ainsi une partie de l’industrie du micro-travail dont le boom est assez révélateur des défauts et dérives de l’économie numérique : environ 22% des jeunes actifs en France ont au moins deux activités différentes.

– 14 903 individus « très actifs » sur les plateformes de micro-travail au moins 1 fois par semaine
– 52 337 usagers « réguliers » présents au moins une fois par mois
– 266 126 travailleurs « occasionnels » qui alternent entre l’inactivité et une pratique plus intensive du micro-travail

Selon une étude du Salon des Micro-entreprises, en 2015 et 2016, on comptait 4,5 millions de Slasheurs en France, soit 16% de la population active. Selon un rapport de l’OCDE, les jeunes de 30 ans n’exerceront pas moins de 13 métiers différents, dont certains n’existent même pas encore.

 

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Quel est l’avenir du micro-travail ?

Les progrès de l’IA et les nouvelles innovations technologiques vont sans doute reprendre aux micro-travailleurs une partie de leurs micro-tâches dans un avenir très proche.

Si ce genre de tâches est faite par des robots, cela est une bonne chose, mais il faut que les participations soient remplacées par des projets collaboratifs et de co-construction. Le défi est de taille car il leur faut repenser les différents rôles dans ce nouveau contexte.

Que sera l’avenir du travail, quel modèle remplacera celui que nous connaissons aujourd’hui ? Nous ne le savons pas et même les experts prospectivistes ne peuvent le prédire avec certitude. Ce qui est certain, ce que les gens attendent, en réalité, ce n’est plus seulement un travail, un salaire, mais du collaboratif et de la co-construction.

Peut-on dire que le micro-travail a une incidence comparable aux effectifs des plateformes Uber, Amazon … ?

 

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Pour éviter ces plateformes peut scrupuleuses, il s’agira de bien distinguer la plateforme d’intermédiation de celle qui se positionne comme un prestataire de service digital, collaboratif et co-créatif.

MySherpa.io est un écosystème faisant le lien entre les besoins des entreprises et le savoir-faire d’experts(les Sherpas) du monde entier. Véritable tiers de confiance, la plateforme favorise l’interaction et l’intelligence collectiveavec pour ambition de modifier en profondeur la manière d’obtenir et de commercialiser du conseil à travers son modèle original et disruptif.

La proposition de valeur de My Sherpa s’applique à mettre fin au dumping tarifaire auquel les experts sont habituellement confrontés. En plus d’une meilleure monétisation de leurs compétences, la plateforme apporte une sécurité aux Sherpas dans leur activité professionnelle: comité d’entreprise, mutuelle et formations…

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INNOPRAG,
Cabinet, digitale génération.

 

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